Les progrès médicaux scientifiques et techniques nous ont amenés la possibilité de commercialiser le corps humain par
fractions ! Voulez-vous un nez ou de nouvelles fesses, une poitrine qui vous convienne mieux, perdre en quelques aspirations « les poignées d’amour ». La chirurgie esthétique nous
offre le luxe de pouvoir s’acheter un nouveau corps. Orlan nous a montré, tout de même, la douleur et les états successifs par lesquelles passe le patient, avant un résultat optimal. Il faut donc
vraiment souffrir pour mieux s’aimer. J’ai tenu à explorer ce monde, où la souffrance est la condition sine qua non du bien être, à travers une fiction futuriste et satirique. L’ensemble
des images pourrait être un reportage au sein d’une usine à corps. Je ne critique pas l’état actuel des choses auquel je reconnais des bienfaits. En revanche je m’interroge sur son évolution.
Pourquoi ces progrès n’auraient-ils pas, comme beaucoup de leurs prédécesseurs, un avenir sanglant !
Maimed bodies
Scientific, technical and medical progresses have brought us the possibility to commercialize the human body by parts! Do you want a nose or new buttocks, a chest that suits you better, loose
your “love handles” in a few aspiration. Plastic surgery offers us the luxury to buy a new body. Nevertheless Orlan showed us the pain and the successive steps through which the patient goes
through, before an optimal result. One must really suffer to love himself better. I wanted to explore this world where suffering is the sine qua non condition for well being, through a satirical
and futurist fiction. The set of images could be a photo-reportage in a body factory. I don’t criticise the actual state of things to which I recognise the benefits. On the other hand I question
myself on its evolution. Why wouldn’t these progresses, similarly to their predecessors have a bloody future!