Je prends pour sujet les Cités que j’estime être un nouveau symbole urbain. Autrefois la ville était dominée par le clocher de l’église image de paix et d’unité, aujourd’hui elle est dominée par les tours des cités figures de violence et d’isolement.
Les villes aveugles proposent deux axes de lecture. L’aspect plastique et esthétique qui est mon parti pris de prédilection, et l’allégorie des maux des cités.
Sur le plan esthétique j’utilise le principe de la transfiguration du réel, Baudelaire écrivait « donne moi ta boue j’en ferais de l’or » cela me plait et me correspond.
Ne dit-on pas des « banlieues » que c’est laid, c’est pourri, c’est sordide et dangereux ?... Je prive les bâtiments de leurs caractéristiques qui en font un habitat moderne, les ouvertures. Ainsi émerges de monumentales structures urbaines, totems modernes ou éléments minéraux démesurés, dérive archaïque vers les citadelles médiévales, silhouette guerrière des blockhaus.
La transfiguration génère une métaphore sémantique de la violence qui règne au sein des cités ou qui en émane, image hyperbolique du ghetto. Les villes aveugles sont aussi un jeu de mot visuel sur le concept « d’ouverture ». Il n’y a ni entrée ni sortie, il y a rupture des échanges, hermétisme, immobilisation des consciences.
Je ne condamne ni les cités, ni les gens qui y vivent, ni ceux qui les rejettent. Je fais un état des lieux qui tient compte de la multiplicité des points de vues. Le résultat se veut neutre politiquement mais impliquant émotionnellement envers tous.
Non seulement ma série assume, mais revendique son ambivalence. C’est un enchevêtrement de fiction, de symbolisme et de reportage.
Blind cities
I see suburb buildings as urban icons. In the past, the city was built around the church, a community which symbolized peace and unity. Today, these inhabited towers have swelled in the suburbs,
contributing to the violence and isolation.
My series blind cities (villes aveugles) combines two aspects, both aesthetical and allegorical as related to the difficult situation in the suburbs.
Formally speaking, I aim at exploring the concept of transfiguration of the real world. I very much adhere to Baudelaire’s words: “give me your mud and I will turn it into gold”. Do we not see suburbs as ugly, shabby and dangerous? In those buildings, I suppress what makes them modern living places… windows. These buildings emerge as monumental urban structures, contemporary totems or gigantic mineral bodies, reminiscent of the middle-ages fortresses or blockhaus’ war-like silhouette.
This metamorphosis creates a semantic metaphor of the violence which reigns in these communities, images of a ghetto. The series also questions the concept of “window”. There is no way-in, no way-out, just an interruption of communication, hermetic and frozen consciousnesses.
I am not condemning those suburbs, nor the people who live there, nor those who despise them. I am just observing the multiple points of view. The conclusion strives to be politically neutral and emotionally evoking. My series admits to be ambivalent. It is a mix of fiction, symbolism and documentary.
09 déc 2008
interview
Actu and Co Paris
08 déc 2008 Exposition
Galerie Olivier
Waltman Paris
03-07 déc 2008 Exposition
Scope Art Fair Miami
28 oct-01 nov 2008 Exposition
Affordable Art Fair Amsterdam
2009 Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de
Paris
2008 Ecole préparatoire
2007 Ecole préparatoire
2006 Baccalauréat L